- Durée : 1 heure et 29 minutes
- Dvd : 26 mars 2025
- Cinéma : 1974
- Acteurs : Catherine Deneuve, Bernadette Lafont, Walter Chiari, Jean-Pierre Kalfon, Yves Afonso
- Studio : Pathé
L’histoire : Marie et Pauline partagent le même appartement, le même numéro dans un cabaret de Pigalle, les mêmes revenus. Mais une sombre histoire d’enlèvement met en péril leur association. Ou les péripéties loufoques de deux chanteuses qui se prostituent pour s’offrir un chalet à la montagne.
Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez vous à la fin de l’article
Restauration impeccable
Il y a cinquante ans, Catherine Deneuve et Bernadette Lafont, célébraient des demoiselles qui n’avait rien de rochefortaises, mais poussaient la chansonnette tout aussi bien . Ou presque.
Marine et Pauline jouent ainsi les pensionnaires d’un cabaret parisien, et prolongent les festivités en recevant des hommes dans leur appartement.
Car pour atteindre le rêve de leur vie ( un chalet à la montagne), il leur faut beaucoup d’argent . Leur beauté, leur charme et leur gentillesse leurs attirent beaucoup de clients dans un univers qui n’a rien de catholique. Une ex-diva, femme d’un ex-ministre vient de se faire kidnapper et nos deux héroïnes se retrouvent impliquer dans l’affaire, bien malgré elles.
Voilà pour l’aperçu un rien grossier d’un récit qui l’est presque tout autant dans sa mise en scène, un brin foutraque et ses protagonistes, pour la plupart tout aussi déjantés. La flicaille est à la dérive, et les mauvais garçons pullulent sur des comptoirs branlants.
Mais où Bernadette et Catherine ont-elles bien pu se perdre ?
Face à un aéropage masculin aussi peu séduisant, elles donnent libre cours à leur inspiration. Là où la caricature et le pastiche font merveille, les masques tombent. Celui d’un commissaire en retraite plus que débonnaire ( Hubert Deschamps -photo ) et d’un inspecteur toujours en colère, pour un ver solitaire qui ne le lâche pas ( Stéphane Shandor ).
Au milieu de tout ça László Szabó, le réalisateur surnage comme il peut, avec le malin plaisir du garnement de l’époque soixante-huitarde. Tout remettre dans le désordre , pour mieux y retrouver les siens.
Aujourd’hui on peut s’amuser d’un tel « Zig Zig » dont les zigzags s’inscrivent dans l’histoire du septième art hexagonal plus ou moins burlesque. Mais , ça va un temps, seulement …
LES SUPPLEMENTS
- Présentation du film par Sébastien Le Paiolec ( 40 mn )-Plus qu’une présentation de la part de ce maître de conférence à la Sorbonne qui survole la carrière de László Szabó, de sa formation de comédien aux films réalisés. Dont « Zig » et la manière dont il a été tourné. Autour de ses influences, il évoque aussi des comédiens et comédiennes.
- Les Sœurs Contraires : Entretiens croisés avec Raphaëlle Bacqué et Esther Hoffenberg ( 32 mn )- Catherine Deneuve vue par la journaliste du Monde, Bernadette Lafont par l’auteur de « Bernadette Lafont : Et Dieu créa la femme libre », avant que les deux femmes ne s’accordent sur le principe du film « Zig »…
Mémorable :
Les deux pouponnettes au bar font du gringue à la flicaille en les prenant pour des facteurs
Jean pierre Kalfon , guitare électrique en avant, au prise avec une cantatrice, femme de ministre, ficelée sur un fauteuil
Le papa qui vient avec son fils pour un dépucelage
Le Film
Les bonus
Ce film vaut surtout par son âge de cinéma ( 50 ans ) et la présence de Catherine Deneuve et Bernadette Lafont en demoiselles de cabaret, mâtinées filles de joie , histoire de boucler le budget nécessaire au rêve de leur vie : un chalet à la montagne .
Bernadette et Catherine se seraient-elles perdues dans ce cloaque amusé qui leur rend malgré tout justice dans l’interprétation olé-olé de deux femmes en quête de liberté. Je ne pense pas qu’on ait voulu là déclamer le droit d’indépendance de la gente féminine, mais leur entourage masculin est si peu reluisant, qu’on accorde rapidement un crédit à ces deux personnages.
László Szabó, le réalisateur, garnement de l’époque soixante-huitarde, orchestre le bordel avec un malin plaisir.
Aujourd’hui on peut s’amuser d’un tel « Zig Zig » dont les zigzags s’inscrivent dans l’histoire du septième art hexagonal plus ou moins burlesque. Mais on passe très vite à autre chose .
AVIS BONUS