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César 2025 : « A moi Comte, deux maux ! »

Et deux César, seulement !…

C’est ce qui s’appelle une déconvenue. Une raclée diront les plus durs sur l’encrier . On pronostiquait la razzia d’un Comte vengeur et d’un amour dévastateur, quand Audiard le canotier a ramené tout le monde à la raison.

Ce qui me paraissait évident, mais pas certain au regard de la marée montante des avis superfétatoires. Voici donc « Emilia Perez » couronné sept fois, malgré la percée d’une polémique que Jean-Pascal Zadi en homme de cérémonie comblé a su évoquer sans en faire des tonnes.

On laissera le débordement verbal à quelques présentateurs d’occasion qui bons acteurs comme Pio Marmaï et Raphaël Quenard se révèlent être de piètre diffuseurs. On avait pourtant eu droit à une cérémonie d’ouverture en fanfare, plutôt réussie, mais dont les flonflons n’ont pas atteint un palmarès peu soucieux des efforts d’Emmanuel Courcol.

Sur les sept nominations, son film repart bredouille. Il n’est pas le seul. « Les fantômes«   de Jonathan Millet, « Miséricorde » de Alain Guiraudie. Après les absents du soir, les déçus se comptent aujourd’hui autour de Pierre Niney, très certainement, que l’on voyait à l’écran de moins en moins souriant, un peu plus crispé, peut-être .Il est encore bien jeune, il en verra bien d’autres …

LE PALMARES

« Emilia Pérez », meilleur film

Jacques Audiard la personne la plus récompensée de l’histoire des César, avec notamment  meilleur réalisateur à 4 reprises (« De battre mon cœur s’est arrêté »… °

Hafsia Herzi, meilleure actrice

Elle décroche son premier César de la meilleure actrice pour « Borgo » de Stéphane Demoustier

Karim Leklou, meilleur acteur

Pour le film des frères Larrieu « Le roman de Jim ».

Jacques Audiard, meilleure réalisation

Pour « Emilia Pérez », évidemment  .

Abou Sangaré, meilleure révélation masculine

Pour  » L’histoire de Souleymane » , déja prix d’interprétation à Cannes dans la section « Un certain regard ». Ce jeune Guinéen vivait à Amiens en situation irrégulière. Il a obtenu un titre de séjour, en janvier dernier.

« Les fiancées du Sud », meilleur court-métrage documentaire

Elena López Riera interroge des femmes sur la sexualité, l’avortement, la fidélité ou leur rapport aux hommes. Dans ce labyrinthe introspectif , je me suis un peu égaré…

« La ferme des Bertrand », meilleur documentaire

 De Gilles Perret . Cinquante ans dans la vie d’une ferme en Haute-Savoie. Il a dit-il voulu « rendre visibles les invisiblesdans un pays où on tient plus facilement le micro à des milliardaires qu’aux dix millions de pauvres ». La salle est quasiment debout .

« Emilia Pérez », meilleure photographie

Elle est signée Paul Guilhaume.

« Emilia Pérez », meilleure musique originale

Elle a été composée par  Camille et Clément Ducol

« Emilia Pérez », meilleurs effets visuels

Thomas Salvador les mérite bien, ne serait-ce que pour nous avoir donné l’impression que le film avait été tourné au Mexique.

« L’Histoire de Souleymane », meilleur montage

Il est réalisé par Xavier Sirven.

Alain Chabat, meilleur acteur dans un second rôle

Pour « L’Amour ouf »

« Flow », meilleur film d’animation

On le doit au réalisateur letton Gints Zilbalodis . Un petit chat tente de survivre face à une montée des eaux qui met en péril les derniers animaux encore en vie.

« Beurk ! », meilleur court-métrage d’animation

La société tourangelle Ikki Films attend maintenant une seconde consécration avec son réalisateur Loïc Espuche absent de la cérémonie. Et pour cause, il est déjà dans la salle des Oscars, en compétition également, demain dimanche.

Nina Meurisse, meilleure actrice dans un second rôle

Dans L’Histoire de Souleymane, elle n’a pourtant qu’un rôle secondaire par la durée, mais d’une telle vérité dans sa construction et son interprétation, que cette distinction ne parait pas aussi surprenante.

« L’Histoire de Souleymane », meilleur scénario original

Il est signé par Boris Lojkine et Delphine Agut .Le récit bouleversant d’un livreur sans papiers à Paris, en pleine course pour obtenir un titre de séjour. L’histoire réelle de son interprète Abou Sangaré, un jeune Guinéen, d’Amiens qui se trouvait alors en situation irrégulière. Il a obtenu un titre de séjour, en janvier dernier.

Maïwène Barthelemy, meilleure révélation féminine

L’étudiante en BTS production animale a remercié la réalisatrice de « Vingt Dieux »  Louise Courvoisier «  qui m’a permis de représenter mon quotidien, mon travail d’agricultrice, que je suis fière de représenter ».

Emilia Pérez, meilleur son

Presque une évidence.

« Le Comte de Monte-Cristo », meilleurs costumes

Thierry Delettre, est aussi le chef costumier sur les « Les Trois Mousquetaires : Milady  » et « D’Artagnan» de Martin Bourboulon..

« La Zone d’intérêt » meilleur film étranger

Après le Grand prix du Festival de Cannes en 2023,une nouvelle distinction

« Le Comte de Monte-Cristo », meilleurs décors

138 décors au total. On les doit à Stéphane Taillasson.

« Vingt Dieux », meilleur premier film

L’histoire d’un orphelin perdu qui décide de se lancer dans la fabrication de Comté

Jacques Audiard, meilleure adaptation

« Emilia Pérez » s’inspire du roman « Écoute », de Boris Razon.

« L’homme qui ne se taisait pas », meilleur court-métrage de fiction

De Nebojsa Slijepčević. Palme d’or du court-métrage à Cannes, et dans la course aux Oscars, demain dimanche.

Et deux César, seulement !... C’est ce qui s’appelle une déconvenue. Une raclée diront les plus durs sur l’encrier . On pronostiquait la razzia d’un Comte vengeur et d’un amour dévastateur, quand Audiard le canotier a ramené tout le monde à la raison. Ce qui me paraissait évident, mais pas certain au regard de la marée montante des avis superfétatoires. Voici donc « Emilia Perez » couronné sept fois, malgré la percée d’une polémique que Jean-Pascal Zadi en homme de cérémonie comblé a su évoquer sans en faire des tonnes. https://youtu.be/lwH9f1jmkBc On laissera le débordement verbal à quelques présentateurs d’occasion qui bons…

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Voir aussi

« Zig Zig » de László Szabó . Critique dvd

Rien que pour savoir que ce genre de film a pu exister avec deux grandes comédiennes

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